Publicité en ligne : 14 secondes pour survivre

Une publicité en ligne doit être visible sur un écran pendant en moyenne 14 secondes pour avoir une chance d’être vue. Autrement dit, en dessous de 14 secondes d’affichage personne ne remarquera la pub (je parcours la page trop vite, je ne reste pas sur le site assez longtemps…).

visibilité publicité

(Lecture : pour que la publicité soit vue au moins 2 secondes, elle doit s’afficher 33 secondes sur la page)

Ce sont les résultats données par une enquête réalisée à partir de techniques d’étude du regard (eye-tracking) auprès de 696 personnes par InSkinMedia, Research Now et Sticky.

Les standards de l’industrie publicitaire, retiennent quant à eux, 1 à 2 secondes d’affichage pour estimer qu’une publicité en ligne a été vue. On est optimiste du côté des publicitaires ! Et distrait du côté des internautes…

Oracle menace Google (devant la Commission européenne)

On pourrait appeler ça L’Affaire des « Super Profils ». Afin de nous « offrir » des publicités toujours mieux ciblées Google pourrait associer les données de profils de nos comptes Google avec nos autres données de navigation (jusque là, les données d’identité n’étaient pas associées aux données de navigation). Seraient ainsi créés des « Super Profils », encore plus précis et pertinents en termes de ciblage.


« C’est pas du jeu ! »
s’est écrié Oracle devant la Commission européenne, arguant que Google disposait d’une position dominante et qu’aucune autre entreprise ne pouvait avoir accès au même type de combinaison de données pour le ciblage publicitaire.

Pour le moment cette possibilité de création de « super profils » n’est évoquée que dans une mise à jour des règles de confidentialité des comptes Google.

Néanmoins, selon le Wall Street Journal, la Commission européenne prendrait « très au sérieux » la plainte d’Oracle.

90 % des revenus de Google (Alphabet) proviennent de la publicité

75 milliards de chiffres d’affaires ! C’est le chiffre d’affaires 2015 d’Alphabet, la maison mère de Google. Quelle est la source principale de ces revenus ?

Chiffre d'affaires Google Alphabet
90 % des revenus d’Alphabet proviennent de la publicité, ce qui fait de Google la première machine publicitaire au monde.

La grande majorité des revenus publicitaires sont générés sur ses propres sites (70 % du chiffre d’affaires) : Google (moteur de recherche), Maps, Gmail, ou YouTube entre autres. Le reste (20 % du chiffre d’affaires) sur des sites tiers via ses régies publicitaires (Google Adsense…).

Des produits (ou services) comme Google Play (le magasin d’applications Androïd), Google cloud ou Chromecast comptent pour moins de 10 % du chiffre d’affaires de l’entreprise.

(RedMonk)

Les InMail sponsorisés LinkedIn en libre-service

Linkedin inmail
Les InMail sponsorisés (les messages directs sponsorisés) de LinkedIn font désormais parties des solutions publicitaires accessibles en « libre-service ».

L’annonceur peut ainsi configurer de façon autonome sa campagne à partir de l’interface publicitaire LinkedIn (Campaign Manager). Rédigez votre message, choisissez votre cible et LinkedIn se charge de délivrer votre message quand les membres sont actifs sur le réseau.

Cordialement, à vous lire…

Êtes-vous d’humeur acheteuse ?

Acheteur
EBay propose à ses annonceurs un nouvel outil publicitaire appelé « Marketing Mood »
qui permettrait de cibler un visiteur précisément au moment où il se trouve dans un état d’esprit propice à l’achat.

Ce pic de l’humeur acheteuse est identifiée en fonction du parcours de l’internaute et de son comportement sur le site (et d’autres ingrédients secrets !).

L’outil a été testé sur le site de vente de vin en ligne Laithwaite’s Wine. Il s’agissait de « pousser » des vins d’été et par conséquent d’identifier les visiteurs du site qui étaient dans un état d’esprit « estival ». On explique chez eBay que l’objectif de ce type de campagnes publicitaires n’est pas de vendre, mais d’aider les gens à acheter… (nuance !).

La publicité, alors, participe de façon positive à l’expérience globale d’achat du client. Vive la pub ! crient en cœur les clients…

Un bouton de contact SMS dans les annonces Google

Google Sms direct
Google va proposer une nouvelle option dans ses annonces publicitaires : la possibilité pour l’annonceur d’ajouter un bouton (une extension) « SMS direct ».

En cliquant sur l’icône SMS dans l’annonce, le client pourra contacter directement la marque par message texte. C’est généralement un message prédéfini qui sera envoyé (« je souhaite plus d’information sur votre produit » par exemple) que le client pourra modifier et personnaliser avant l’envoi s’il le souhaite.

J’ai fait de la pub sur Facebook

Par Franck Mayans, chef de ContactDistance 

A ContactDistance on a un budget pub. Ce matin on s’est dit, « tiens, on a un budget pub, si on faisait de la pub ? » Tout le monde était plus ou moins d’accord, mais comme c’est moi le chef j’étais encore plus d’accord que les autres et on a voté pour, presqu’à la majorité.

Tout le monde est sur Facebook

Le choix du support c’était facile. L’idée c’était de dire, personne ne nous connait sur Facebook, on va faire de la pub sur Facebook. Oui parce que l’internet c’est Facebook. Tout le monde est sur Facebook. Dans ce tout le monde il y en a bien qui s’intéressent aux thématiques de ContactDistance (pour rappel, ContactDistance c’est le site d’information des gars et des filles connectés à la relation client).

Facebook ne pense pas à toi

Quand je dis que personne ne nous connait sur Facebook, je ne suis pas loin de la vérité. On a une page ContactDistance avec maximum 17 J’aime (et la moitié ça doit être des copains et des copines). Même Facebook ne doit pas nous connaître. En tout cas jusque-là, il ne nous a pas montré beaucoup de marques d’affection. LinkedIn par exemple t’envoie un email toutes les 2 heures, Twitter à chaque fois que quelqu’un te mentionne… Ça ce sont des réseaux qui pensent à toi. Facebook rien du tout.

La pub sur Facebook c’est super facile

Revenons à la pub. D’abord faire de la pub sur Facebook c’est super facile. Nous on a choisi de mettre en avant un article. On aurait pu choisir de mettre la page en avant, mais comme on n’était pas super fier de notre page ça ne nous semblait pas une bonne idée.

Mettre en avant un article ça veut dire que Facebook va faire en sorte qu’il soit vu par d’autres utilisateurs de Facebook. Oui parce que pour les naïfs, si tu ne payes pas personne ne voit tes publications.

Tu fais tout comme un grand

Pour mettre en avant, tu appuies sur le bouton bleu sous ta publication, où il est écrit Mettre en avant. Petite parenthèse : autant lorsqu’il s’agit d’utiliser Facebook au quotidien tout semble un peu confus, autant quand il s’agit de faire de la pub, tout est limpide. Ça s’appelle l’expérience utilisateur (ou quelque chose comme ça).

Ensuite tu spécifies l’audience que tu souhaites cibler : géographie, âge, centre d’intérêt… Nous on a choisi : France, 25–60 ans (là on a peut-être été un peu trop discriminant) et CRM, gestion de la relation client et service clientèle (plus un ingrédient secret que l’on garde pour nous).

A l’étape suivante tu fixes ton budget publicitaire. Facebook te propose 5 euros comme budget d’entrée. Ça tombait bien, c’était pile poil notre budget publicitaire. Et là premier élément magique de l’expérience, Facebook te dit combien de personne, approximativement, tu vas atteindre. Nous il nous dit entre 390 et 1000. Pas mal, on se dit pour 5 euros.

C’est magique !

On regarde quand même ce qu’on aurait si on doublait notre budget. Et là petite déception, pour 9 euros par exemple, Facebook t’annonce 560 à 1500. Bah… ça ne vaut pas le coup de doubler la mise. Tu peux dépenser 4 fois plus, tu n’atteindras pas 4 fois plus de gens. Bizarre, mais c’est Facebook qui commande. Et puis de toute façon on n’allait pas dépenser 2 fois notre budget publicitaire. On sait gérer une entreprise.

Après tu entres ta carte bancaire, tes coordonnées, numéro de TVA… Rien à redire. Tu appuies encore une fois sur le bouton Mettre en avant et là… tu arrives sur une page dont tu ignorais l’existence. La page s’appelle gestionnaire de publicité. Un vrai tableau de bord de compétition !

On est plus dans le monde idyllique de Facebook pour monsieur tout le monde. Là tu as l’impression d’être backstage à un concert rock. Et tout d’un coup tu as l’impression que pour 5 euros Facebook te traite comme un grand compte. Et un petit email de bienvenue, et regarde par-là quelle fonctionnalité merveilleuse on met à ta disposition… Encore un peu Facebook t’appellerait Monsieur. Magique !

Refusé !

Avant d’être mise en avant la pub doit être approuvée. Ça nous semble une formalité. A priori on n’offense pas les bonnes meurs avec l’article que l’on a choisi de mettre en avant : Pourquoi Facebook va devenir LA plateforme insurpassable de gestion de la relation client. Ça nous paraissait judicieux comme choix. Grave erreur ! Avec l’article il y a une illustration qui met en scène le logo Facebook. Bilan, publicité refusée ! Il est interdit d’utiliser le logo Facebook !

Bon, on recommence tout avec un autre article à mettre en avant : 7 choses que la Génération Y attend des services clients. Là, tout se passe bien, la pub est approuvée. Ouf.

Le casino et les machines à sous

A partir de là, tu as l’impression d’être au casino et de jouer aux machines à sous. Tu joues aux machines qui acceptent les pièces de 10 centimes. Mais les mêmes sensations que si tu jouais des millions. Ton petit pécule descend régulièrement, mais suffisamment doucement pour te faire la journée. 5 euros pour une journée, c’est moins cher que le cinéma. De l’autre côté tu vois les pièces qui tombent… Enfin disons plutôt la portée de ton annonce et les interactions. Tout ça en temps réel. Magique encore !

A la fin c’est comme quand tu sors du casino, tu as les yeux pleins d’étoiles… et les poches vides. Pas tout à fait quand même. 17 personnes ont interagi avec ton annonce. Fabuleux ! Fabuleux, mais quand même 17 personnes ça ne fait pas beaucoup. Après tu relativises. Tu te souviens que tu n’as dépensé que 5 euros, soit 30 centimes par interaction. C’est moins cher qu’un timbre.

Et pour 10 fois plus ?

Tu te dis aussi que si tu avais dépensé 10 fois plus tu aurais eu 10 fois plus d’interactions. En fait tu n’es pas très sûr de ça, à cause du côté pas tellement proportionnel de l’investissement Facebook dont on a parlé au début.

En ce qui concerne la portée, Facebook a respecté ses engagements. L’annonce a été vue par 827 personnes. 17 interaction, soit 2 % de taux d’atteinte… La vie est dure sur les réseaux sociaux pour les annonceurs.

Fin de la magie

Bon, mais tout ça ce n’est pas grave. Le côté fabuleux de la publicité sur Facebook s’arrête néanmoins ici. Parce que quand tu regardes les 17 personnes qui ont interagi (en réalité elles ont juste mis un J’aime sur l’article), tu commences à te poser des questions. Oui, on est allé fouillé dans leurs biographies. Attention, ce sont certainement toutes des personnes très sympathiques, mais on se demande juste pourquoi elles ont mis un J’aime sous une annonce qui ne semble pas du tout concerner leur univers.

Par exemple on a parmi nos 17 interactions :

  • 1 organiste
  • 1 professionnel hospitalier
  • 1 personne qui fait la promotion d’un site de rencontre
  • 1 type dont la photo de profil le représente avec un pistolet sur la tempe (faut pas faire ça monsieur, vous allez vous en sortir…)
  • 1 lycéenne
  • 1 retraité de chez Renault

Un vrai inventaire à la Prévert. En tout cas, sur les 17 personnes rien qui saute aux yeux et qui pourrait faire penser qu’elles sont dans l’univers qui nous intéresse.

Une dernière chose. Facebook qui n’est jamais à côté d’un petit profit n’a dépensé que 4,83 euros de notre budget, mais nous facture bien 5 euros. 13 centimes dans la poche de Mark Zuckerberg.

Alors que pour 13 centimes il aurait bien pu nous offrir une interaction supplémentaire. Je ne sais pas moi… avec un trappeur canadien philatéliste, par exemple.