Grande distribution (d’argent)

Le géant américain de la distribution, Walmart, fait entrer PayPal dans ses magasins d’une façon inédite. Pour la première fois il va être possible de retirer de l’argent sur son compte Paypal depuis un distributeur automatique installé dans les magasins Walmart. Les clients PayPal pourront également procéder à des dépôts d’argent.

Ils devront néanmoins disposer d’une carte Mastercard Paypal et être prêts à payer 3 dollars pour chaque utilisation du service. « Nous considérons cela comme une collaboration majeure à la fois pour PayPal et Walmart », a déclaré Dan Schulman, le pdg de PayPal.

Recevez gratuitement Numériq'1 : La newsletter qui vous raconte tous les jours en 1 minute l’actualité de l’économie numérique, de la relation client, du marketing et du e-commerce :  JE M'ABONNE !

Quand le patron de Visa se paye PayPal

On ne se fait pas de cadeaux dans l’univers des technologies de paiement. Les conflits se payent cash.

Charles Scharf, le pdg de Visa, s’exprimait le 23 mai dernier à la conférence annuelle J.P Morgan sur les technologies, les médias et les télécoms. Il en a profité pour régler ses comptes avec le spécialiste des paiements en ligne, PayPal, accusé de ne pas jouer franc-jeu.

Extraits 

(Charles Scharf répond aux questions que lui pose Tien-tsin Huang de J.P. Morgan)

Charles Scharf est interrogé sur les solutions offertes par Visa et PayPal pour les paiements en ligne.

Ça commence doucement. Presque un câlin.

« Juste quelques années en arrière lorsque vous souhaitiez payer en ligne, sur une tablette ou un mobile, il y avait un moyen facile de le faire et ce moyen c’était PayPal. PayPal c’est une expérience client formidable, un nom d’utilisateur et un mot de passe, c’est tout. Alors que si vous voulez utiliser notre produit sur un site de e-commerce vous devez aller dans le menu déroulant, choisir Visa, entrer 16 chiffres, une date d’expiration, le code CVV2, une adresse de livraison et une adresse de facturation. »

Scharf explique alors qu’il était indispensable pour Visa de développer de nouveaux produits pour faire face à son concurrent et ils ont proposé Visa Checkout (une solution qui permet de ne pas avoir à ressaisir l’ensemble de ses informations de paiement). Charles Scharf insiste sur le fait que Visa Checkout est une option, une solution complémentaire offerte aux clients et qu’il ne s’agit pas de remplacer la carte Visa. Le business de Visa reste la carte bancaire.

PayPal

A partir de là ça va se gâter. En effet, l’utilisateur de PayPal peut soit choisir de payer avec son compte PayPal, soit avec sa carte de paiement. Tien-tsin Huang demande donc à Scharf si PayPal est un ami ou un ennemi ou les deux à la fois.

« Je crois avoir été très très clair sur ce point, si vous êtes un ennemi vous n’êtes pas un ami. Le modèle historique de PayPal c’est 50 % des volumes sur les transferts PayPal et 50 % sur les paiement cartes bancaires dont nous représentons la moitié. Ils nous apportent donc un business important. C’est le côté ami. Le côté ennemi c’est lorsqu’ils utilisent les données de ces transactions cartes et font tous ce qu’ils peuvent pour promouvoir les transferts PayPal. »

Le coup de grâce.

« Quiconque essaye de prendre vos clients et de vous désintermédier n’est pas un ami. Et c’est ainsi que l’on voit PayPal.

 

Recevez gratuitement Numériq'1 : La newsletter qui vous raconte tous les jours en 1 minute l’actualité de l’économie numérique, de la relation client, du marketing et du e-commerce :  JE M'ABONNE !