Qui a dit ça ?

« On préfère parler d’informatique cognitive plutôt que d’Intelligence Artificielle qui a une connotation négative. Il s’agit en réalité d’augmenter les possibilités de chacun. L’objectif est bien d’augmenter pas de remplacer l’homme. »

C’est Ginni Rometty, la pdgère d’IBM. L’intelligence a toujours eu une connotation négative.

IBM aux américains : n’ayez pas peur de l’intelligence artificielle !

L’intelligence artificielle aurait-elle mauvaise presse ? On l’accuse ici et là de prendre la place des humains, de supprimer des millions d’emplois, voire de se préparer à prendre le pouvoir. Cette vision d’une intelligence artificielle hors de contrôle, d’une créature prête à prendre le pas sur son créateur, même si elle est largement exagérée, a quand même poussé David Kenny, le directeur général du programme d’intelligence artificielle Watson d’IBM, à adresser, le 27 juin 2017, une lettre ouverte aux membres du congrès américain.

Message : n’écoutez pas les mauvais prophètes, l’intelligence artificielle est l’ami du peuple américain !

Au-delà d’une vision très optimiste et tranchée du progrès technologique, le texte de David Kenny a le mérite de forcer chacun de nous à se demander dans quelle société il souhaite vivre demain.

IBM Watson
Extraits de la lettre ouverte de David Kenny (IBM Watson) aux membres du Congrès américains.

 

Chers membres du Congrès, responsable industriels et experts politiques,

L’Intelligence Artificielle est en train de redéfinir le monde dans lequel nous vivons. C’est un moment excitant, mais un de ces moments qui soulève de nombreuses questions (…)

De sinistres prophètes

Le débat autour de l’IA est aujourd’hui clairement orienté autour de ses implications sociétales, avec de sinistres prophètes qui imaginent des pertes massives d’emploi, et décrivent même une super IA qui au final contrôlera l’humanité. Je dois dire que je ne suis pas d’accord avec cette vision dystopique.

Quand vous travaillez sur les machines intelligentes, et que vous mettez effectivement en application cette science dans le monde réel, comme on le fait chez IBM avec notre système intelligent Watson, vous comprenez immédiatement que cette technologie n’a rien à voir avec les propos alarmistes qui sont aujourd’hui associés à l’IA.

Ne pas savoir ce qu’on pourrait savoir

Le vrai désastre serait d’abandonner ou d’entraver le développement de ces technologies de l’intelligence avant d’avoir exploiter leur potentiel. On paye un prix élevé chaque jour de ne pas savoir ce qu’on pourrait savoir. Ne pas savoir de quoi souffre un malade ; ne pas savoir où trouver des ressources naturelles essentielles ; où ne pas savoir où se cache le risque dans nos économies.

Il est temps d’aller au-delà de nos peurs et de recentrer le débat sur l’Intelligence Artificielle autour de 3 priorités, qui, je crois, constituent le cœur de la discussion : objectif, prérequis et données.

Objectif : l’augmentation de l’humain contre le remplacement de l’humain

Le progrès technologique s’est toujours accompagné de peurs et de préoccupations concernant la destruction massive d’emplois. Mais l’histoire nous apprend que l’IA, comme d’autres révolutions technologiques par le passé, ne remplacera pas la force de travail humaine. Au contraire, elle participera à l’enrichissement de certaines tâches (…)

D’ailleurs, les systèmes les plus avancés d’Intelligence Artificielle sont spécifiquement conçus pour accroître l’intelligence humaine, et pas pour remplacer la force de travail (…) Les décisions importantes exigent le jugement humain, des conceptions morales et de l’intuition. L’IA ne changera pas ça.

Prérequis : formation et éducation

Tout ça ne veut pas dire que nos gouvernants et responsables économiques devraient s’asseoir dans un coin et ne rien faire. Il y a des actions à mener pour s’assurer que la force de travail est prête à accueillir l’ère de l’Intelligence Artificielle (…) Nos politiques actuelles n’ont tout simplement pas encore préparé le terrain.

D’abord il faudrait abandonner tout projet de taxation des systèmes automatisés (…) On ne peut pas non plus s’illusionner avec l’histoire d’un revenu universel de base qui viendrait résoudre les conséquences de l’automatisation de certaines tâches.

De telles prescriptions ne sont que des échappatoires de court terme qui ignorent le vrai problème : l’Amérique manque de travailleurs qualifiés pour travailler en collaboration avec les systèmes d’Intelligence Artificielle (…)

Algorithmes : transparence et gouvernance des données

Nous devons aussi être capable de comprendre comment un système d’IA parvient à une conclusion plutôt qu’à une autre. Les gens ont le droit de demander comment un système intelligent nous oriente vers certaines décisions et pas vers d’autres, en particulier lorsque la technologie est appliquée à des domaines comme la santé, la banque ou la cybersécurité. Et nous en tant qu’industriel avons la responsabilité d’apporter une réponse.

Les entreprises doivent être en mesure d’expliquer comment est construit le processus décisionnel de leurs algorithmes. Si elles ne peuvent pas, alors leurs systèmes ne devrait pas être sur le marché.

On doit aussi s’assurer que ceux qui travaillent avec l’IA sont des gardiens responsables des données publiques et privées.

Les américains doivent être certains que leurs données et leurs droits seront protégés (…)

Voilà ainsi définis les espaces à l’intérieur desquels les débats sur l’Intelligence Artificielle devraient débuter.

David Kenny,

Directeur général d’Ibm Watson et de la plateforme cloud

IBM note durement l’expérience client des entreprise du secteur du commerce de détail

3,3/10 c’est la note moyenne attribuée par IBM à l’expérience client offerte par les entreprises du secteur du commerce de détail. Pour établir cette note IBM a évalué 507 entreprises dans 25 pays sur 7 critères : l’expérience en magasin, l’expérience digitale, l’intégration expérience physique et digitale, l’expérience mobile, la personnalisation, la maîtrise des réseaux sociaux et la chaîne logistique.

Les évaluations on été réalisées selon une approche client-mystère par IBM. Des clients mystères qui se sont comportés comme de vrais clients jusqu’à la finalisation de l’acte d’achat.

Au global, seules 3 % des entreprises étudiées obtiennent une note supérieure à 6/10 (ou selon la notation adoptée par IBM, 66/100).

Par critère, c’est sur le critère de l’expérience en magasin que les notes sont les plus mauvaises avec une note moyenne de 2/10. La chaîne logistique obtient la meilleure note avec 5,3/10, tandis que l’expérience digitale ne s’en sort finalement pas trop mal avec une note moyenne de 4,4 sur 10.

Critères expérience client

(IBM)

La relation client a-t-elle encore besoin de l’homme ?

Faire dialoguer un philosophe et un programme d’intelligence artificielle

La Poste avait choisi ce matin, à l’occasion d’une conférence, de faire dialoguer un philosophe et Watson, le programme d’intelligence artificielle d’IBM. Le thème de la conférence : Réhumaniser la relation client à l’ère du digital.

Dans le rôle du philosophe, Raphaël Enthoven ; et dans le rôle de Watson, son créateur par délégation, Nicolas Sekkaki, le président d’IBM France.

On pourrait résumer la conférence en disant qu’entre les 2 acteurs il y avait un point commun et une différence.

Le point commun…

… c’est l’intelligence. Artificielle ou humaine, elles font, parait-il, jeu égal aujourd’hui.En tout cas au jeu de Go où les meilleurs joueurs du monde ne sont plus capables de battre une machine. Mais attention, tempère Nicolas Sekkaki, le jeu c’est de la combinatoire, du calcul et pas de l’intelligence artificielle.

La différence…

Le philosophe se pose des questions. Il s’interroge encore sur la révolution digitale. Le bien, le mal, la thèse, l’antithèse… des trucs de philosophe, en fait.

Pour Raphaël Enthoven (le philosophe donc), les canaux de communications digitaux sont nés « d’un désir de se rapprocher, mais ils témoignent aussi d’une distance qu’on ne peut pas abolir. » Tout en les rapprochant, le digital interdit aux gens de se toucher (on ne peux toucher que l’écran).

Le digital, finalement, sépare les gens qu’il réunit.

Ainsi conclut le philosophe, aucune technologie ne pourra jamais égaler ce que nous inspire une réalité palpable. Les émotions en ligne ne sont que des artifices.

Pan ! pour toi l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle ne se pose pas de questions.

Il n’est plus temps de se poser des question, semble dire Nicolas Sekkaki. L’intelligence artificielle est déjà à l’œuvre .

L’intelligence artificielle c’est cette capacité de la machine à comprendre le langage naturel, à interagir en langage naturel, à émettre des hypothèses et produire des conclusions.

L’intelligence artificielle est déjà à l’œuvre et l’homme ne peut déjà plus s’en passer. L’être humain n’est plus capable d’appréhender le volume de connaissances auquel il a accès. Seule l’informatique, la machine, peut rendre cette masse d’information accessible à l’humanité.

L’intelligence artificielle est déjà à l’œuvre dans tous les domaines. Des plus complexes comme la médecine, aux plus quotidiens comme la relation client.

Dans les centres d’appels, Watson a quasiment pris la place des superviseurs ! « Watson est en double écoute dans les centres d’appels », explique Nicolas Sekkaki. L’intelligence artificielle décrypte les émotions. Watson sait si un client est content ou énervé.

Pour le moment Watson reste à sa place, celle d’un assistant intelligent qui aide aussi bien le médecin que le conseiller du centre d’appels à établir son diagnostic. Mais demain ?

Watson d’IBM apprend l’anglais avec Bob Dylan

IBM a réussi à faire de l’humour avec Watson, l’intelligence artificielle et Bob Dylan ! Un tour de force.

Watson est le programme d’intelligence artificielle développé par IBM. Watson est capable de comprendre le langage humain et de répondre à des sollicitations complexes en langage naturel. Watson n’est pas un simple ordinateur programmé pour réaliser des taches précises. C’est une machine intelligente et apprenante.

Il existe quelques applications concrètes de Watson dans le domaine médical, de l’analyse prédictive et d’aide à la décision.

Ce n’était pas gagné d’avance pour faire rire avec ça… Si en plus vous ajoutez Bob Dylan !

Les big data à Roland-Garros

Est-ce que les big data peuvent nous permettre de connaître le futur gagnant du tournoi de Roland-Garros ? Presque ! IBM  a analysé 41 millions de points joués et détermine, à partir de ces données, pour chaque match, les 3 critères clés à atteindre par le joueur pour maximiser ses chances de gagner.

On peut suivre sur le site du tournoi le Slam Tracker d’IBM qui va analyser pendant le match le comportement du joueur sur les points clés identifiés. Il est ainsi quasiment possible (outre la grande incertitude du sport) de deviner, avant la fin du match, qui va s’imposer.

IBM suit également le score des joueurs en dehors du terrain, notamment sur Twitter, avec un compteur qui enregistre le nombre de tweets  produits autour de chaque joueur et les sentiments transportés par ce tweets (positifs, négatifs…).

rg1

IBM slamtracker

(Roland-Garros)

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