Google : la grande migration mobile

Google l’a confirmé hier. Ce sont désormais les versions mobiles des contenus web qui seront indexés dans son moteur de recherche.

« La grande migration » vient de commencer. Pour le moment Google n’embarque que les sites qui respectent « les bonnes pratiques » mobiles. Pour les autres, ce sont toujours les pages traditionnels qui seront indexées.

Google annonce de façon un peu équivoque que l’indexation mobile n’aura pas d’influence sur le positionnement global dans les résultats de recherche, tout en admettant qu’avoir un site parfaitement adapté au mobile peut être un avantage pour le positionnement dans les recherches mobiles.

En attendant si vous souhaitez vérifier la conformité de votre site aux attentes mobiles de Google, vous pouvez passer par le test d’optimisation Google.

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Google a trouvé un nouveau moyen de gagner de l’argent (et de contrer Amazon)


Google aurait trouvé un nouveau moyen de gagner de l’argent
 (on n’est jamais à l’abri du besoin).

L’entreprise a conclu des partenariats avec de grands distributeurs américains (Walmart, Home Depot, Target…) pour mettre en avant certains de leurs produits en réponse aux requêtes des internautes du type « ou acheter tel produit ? ».

Rien de nouveau allez-vous dire. De la publicité comme Google en a toujours fait. Sauf que Google touchera un pourcentage sur chaque vente réalisée via ce programme. Google nouvel intermédiaire de commerce et rempart contre Amazon.

Comme dit ce spécialiste du e-commerce, Guru Hariharan, en faisant allusion à Amazon, (lui-même est un ex cadre dirigeant d’Amazon) : « les marques considèrent Google comme l’ennemi de leur ennemi, ce qui fait de Google leur ami. » 

(Reuters)

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Airbus abandonne Microsoft Office pour Google G Suite

Airbus va faire passer ses 130 000 salariés de Microsoft Office à la suite bureautique concurrente de Google, G Suite.

Ce n’est pas une question de coûts, explique Luc Hennekens, le directeur informatique d’Airbus, mais la possibilité de disposer d’un outil plus agile qui favorise la collaboration.

« Nous avons besoin de technologies qui accompagnent nos nouvelles façons de travailler, des outils numériques moderne qui nous permettent de mieux collaborer, de faire travailler les différentes équipes ensemble, à travers les frontières et les fuseaux horaires. », renchérit Tom Enders, le président d’Airbus.

Chez Microsoft ils auraient décidé de ne voyager plus qu’en Boeing. Et ce n’est pas une question de coûts…

(The Register)

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Pour Google, les interfaces voix se développent rapidement mais le texte devrait encore dominer un bon moment

On a en mémoire cette prévision de Comscore selon laquelle en 2020, 50 % des recherches en lignes seraient réalisées via la voix. L’échéance se rapproche. Faut-il jeter nos claviers (une moitié en tout cas) ?

Fortement investi dans les technologies de langage naturel et de recherche vocale, Google se plaît à répéter ce chiffre.


Pourtant dans une interview récente, donnée à The Drum, Jason Spero, le responsable des médias publicitaires (Performance Media) de Google, se montre lui plus prudent.

« A chaque fois que l’on introduit quelque chose de nouveau les gens se demandent si le nouveau paradigme va remplacer l’ancien. Aussi loin que l’on puisse voir dans le futur, on peut penser que la grande majorité des interactions se fera encore par le texte et via des interfaces qui nous sont familières aujourd’hui. »

Ce que pointe néanmoins Spiro c’est que « malgré tous les progrès que nous avons fait pour saisir du texte sur un clavier, la voix est une interface beaucoup plus naturelle. »

La voix reste pour Spiro un nouveau champ de promesses à explorer, à la fois pour les utilisateurs, les marques et Google lui-même. « Les consommateurs sont encore en train de découvrir ce que signifie interagir avec des machines en langage naturel. Ça crée de nouvelles opportunités car ils nous entrainent dans des espaces où nous n’avons jamais été avec eux jusque-là. »

Si la voix oblige à repenser et réapprendre les règles de communications entre les marques et leurs clients, elle offre aussi, en tant qu’interface naturelle, des possibilités beaucoup plus puissantes que le texte.

Des possibilités plus puissantes au niveau publicitaire également ? On ne semble pas encore se poser la question chez Google. « On ne dépense pas notre énergie aujourd’hui à rechercher un business model. » On explore plutôt. On a les moyens chez Google de se payer de tels luxes.

Même si Spiro ajoute, « je ne suis pas en train de vous dire qu’on ne va pas mener quelques expériences… »

Oracle menace Google (devant la Commission européenne)

On pourrait appeler ça L’Affaire des « Super Profils ». Afin de nous « offrir » des publicités toujours mieux ciblées Google pourrait associer les données de profils de nos comptes Google avec nos autres données de navigation (jusque là, les données d’identité n’étaient pas associées aux données de navigation). Seraient ainsi créés des « Super Profils », encore plus précis et pertinents en termes de ciblage.


« C’est pas du jeu ! »
s’est écrié Oracle devant la Commission européenne, arguant que Google disposait d’une position dominante et qu’aucune autre entreprise ne pouvait avoir accès au même type de combinaison de données pour le ciblage publicitaire.

Pour le moment cette possibilité de création de « super profils » n’est évoquée que dans une mise à jour des règles de confidentialité des comptes Google.

Néanmoins, selon le Wall Street Journal, la Commission européenne prendrait « très au sérieux » la plainte d’Oracle.