L’année 2018 sera l’année de l’Humanité augmentée

Humain augmenté
L’année 2018 sera l’année de l’Humanité augmentée.
 C’est la prévision d’Isobar, la filiale du groupe publicitaire international Dentsu Aegis Network.

Isobar décline cette « humanité augmentée » autour de 5 tendances (particulièrement optimistes) :

1/ Les interfaces corporelles

La voix, la vue, les gestes… deviennent les nouveaux modes d’accès au monde connecté. Jetez vos claviers (et coupez-vous les doigts ?).

2/ La puissance communautaire

L’appartenance à un groupe est le nouveau titre de propriété. La collaboration est le mode d’action de l’économie numérique.

3/ L’économie du moi

Les données placent l’individu au cœur de l’expérience commerciale. Les parcours d’achat deviennent ultra-personnalisés. La réalité s’infiltre dans le commerce en ligne. Le virtuel gagne le commerce physique.

4/ Les algorithmes moraux

Le progrès technologique s’accompagne de considérations morales et éthiques. Les algorithmes et les robots restent du côté du bien.

5/ L’art augmenté

Les technologies gagnent le monde de la création. Les technologies informatiques sont les nouveaux outils de l’artiste.

Le consommateur français fait de la résistance (numérique)

Un vent de résistance au numérique souffle dans l’esprit du consommateur français.

C’est ce qu’on discerne dans la dernière étude Kantar TNS Connected Life (Confiance dans un monde digital).

À vous de juger si ce vent de résistance souffle dans le bon sens (attention quand même ça pique !) :

1/ 46 % des Français refusent de discuter avec un bot au service client même s’il peut offrir une réponse plus rapide.

2/ 42 % des Français se méfient d’une entreprise qui n’offre ses services qu’en ligne.

3/ 57 % des Français refusent de payer quoique ce soit avec leur mobile.

4/ 57 % des Français pensent que les informations diffusées par les marques sur les réseaux sociaux ne les concernent pas.

Il va falloir y aller doucement.

Comment câliner votre client digital

Votre client digital aime, comme tous les clients, qu’on le caresse dans le sens du poil.

4 caresses numériques à lui prodiguer pour qu’il n’aille pas voir ailleurs :

1/ On met à sa disposition un site web rapide et adapté au mobile

web responsive et rapide

2/ On ne le submerge pas d’emails et de notifications

notifications

3/ On ne lui extorque pas toutes les données possibles et imaginables

sécurité et confidentialité des données

4 / On lui offre du contenu intelligent et utile

idee

(D’après James Williams, responsable digital de Monneypenny)

Economie numérique : 4 scénarios possibles à l’horizon 2025

Comment va évoluer l’économie numérique d’ici 2025 ?

Les analystes d’Ovum envisagent 4 scénarios :

1/ La stagnation numérique 

Les acteurs économiques traditionnels gardent le contrôle et continuent de dominer

2/ L’évolution numérique

Les acteurs traditionnels acquièrent les nouvelles compétences numériques et en contrôlent le rythme d’adoption

3/ La perturbation numérique 

De nouveaux acteurs entrent sur le marché, mais les acteurs traditionnels ont le temps de réagir et adaptent leur modèle économique

4/ La révolution numérique 

De nouveaux modèles économiques s’imposent largement. Les acteurs traditionnels qui n’ont pas eu le temps de s’adapter disparaissent

Chez Ovum on parie sur le 4ème scénario. (Digital Economy : Core Scenario – Ovum)

Démystifions l’économie numérique avec entrain (et mauvaise foi)

Au début du mois d’octobre, le conseil d’analyse économique publiait une note (1) dans laquelle il nous révélait que l’économie numérique était partout. « C’est désormais toute l’économie qui devient numérique », écrivaient les auteurs de la note. Il n’y avait par conséquent plus lieu de parler de secteur numérique. Désormais ton boulanger est numérique, ton plombier est numérique, ton taxi est numérique, ton hypermarché est numérique…

Si le numérique est effectivement partout, il reste à se l’approprier. Il faut ôter  les mots numériques de la bouche des experts pour les faire nôtres.

Posons, en toute modestie, les bases d’une université populaire de l’économie numérique, et démystifions avec entrain et mauvaise foi quelques mots et notions relatives à l’économie numérique.

Big data

Les big data c’est comme les tiroirs de ton bureau. Ils sont remplis :

1/ de pleins de choses qui n’ont aucun rapport les unes avec les autres : cartes de visite, trombones, clé USB, mouchoir en papier, pièces jaunes…

2/ de trucs totalement inutiles ou périmés : ticket de métro usagé, calendrier de 2012, reste de sandwich, trombone tordu…

3/ et de tout un tas d’autres objets dont tu ignores totalement qu’ils sont là

Et au final, quand tu cherches quelque chose de précis dedans, tu ne trouves pas.

Et tous les mois tu te dis que tu vas tout ranger, tout bien ordonner, une fonction pour chaque tiroir… Et évidemment tu n’en fais jamais rien.

Ça c’est les big data.

classement

Objets connectés

Les objets connectés, c’est facile, tu ne connais que ça. Dans 95 % des cas c’est le thermostat qui est sur un mur du salon et qui te sert à régler la température dans la maison la journée et la nuit. Les 5 % autres objets sont constitués par ce P*** de pèse-personne qui suit ta courbe de poids en temps réel, un bracelet qui compte ton nombre de pas quotidiens et une station météo.

meteo

Uberisation

C’est un chauffeur de taxi à qui on a mis une cravate.

cravate

Économie collaborative

1/ C’est le vide-grenier

2/ C’est le cousin de province qui vient passer le week-end à Paris et que l’on fait dormir dans le canapé-lit

3/ C’est l’auto-stop

puces

E-commerce

C’est comme le catalogue de La Redoute, mais :

1/ qui te demanderait si tu es et homme ou une femme avant de commencer pour t’empêcher d’aller voir des sous-vêtements qui ne te concernent pas

2/ et qui te poursuivrait jusque dans l’ascenseur si tu ne passais pas commande

sac

 

(1) (Conseil d’analyse  économique – Économie numérique – note octobre 2015)