Tous ce que vous avez toujours voulu savoir sur la blockchain (et que vous auriez mieux fait de ne pas demander)


Avouez-le, si on vous demandait de définir la blockchain, vous seriez bien embêté. Bon, peut-être pas vous, mais moi c’est certain. D’abord je ne suis même sûr qu’on dise LA blockchain. peut-être qu’on doit dire, la technologie blockchain ? Alors évidemment, pour ne pas passer pour un total ignare, comme tout le monde je suis voir ce qu’on disait de la blockchain sur Wikipédia.

Voici les premières lignes de l’entrée Blockchain dans la fameuse encyclopédie en ligne :

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Ton lexique tech 2017 (épate tes amis avec ton savoir numérique)

Il tient dans la poche. C’est ton guide de survie numérique 2017. Les mots de la transformation numérique n’auront plus aucun secret pour toi.

Les 11 mots du numérique en 2017

Machine learning : les machines apprenantes en français. En réalité elles apprennent surtout de leurs erreurs. Grace à des capacités de calculs extraordinaire, elles accumulent en quelques minutes toutes les erreurs et les bêtises que tu as mis 20 ans à commettre.

Machine learning
Plateforme digitale
 : toutes les entreprises sont désormais des plateformes (digitales qui plus est). Ton plombier, par exemple, n’est plus plombier, c’est une plateforme de mise en relation de liquides avec des réseaux d’évacuation.

plateforme digitale Assistant virtuel / assistant intelligent : l’assistant se décline en version virtuelle et intelligente. Ce qui laisse à penser que ton assistant avant n’était pas virtuel (ça tu avais remarqué), ni intelligent. Je pense que ça va lui faire plaisir quand tu vas lui annoncer que tu t’en sépares parce que c’était un sombre idiot.

assistant virtuel
Intelligence artificielle 
: l’intelligence en boîte. Le problème avec l’intelligence artificielle ce n’est pas l’artifice, c’est l’intelligence. L’intelligence artificielle est trop intelligente. Ainsi, jamais tu ne feras comprendre à ton assistant virtuel propulsé par l’intelligence artificielle cette consigne simple : « dis-lui que je ne suis pas là » alors que vous êtes bien présent et que vous essayez d’échapper à un client mécontent qui tente de vous joindre au téléphone.

Blockchain : une chaîne de blocs… Une espèce de chenille financière (on se tient tous par la taille et on fait le tour de la salle de bal). C’est la danse des transactions sécurisées. Ton banquier y croit, mais il croit aussi que tu vas venir le voir un jour de semaine à 14h00, que tu vas payer des frais de dossier rien que pour lui serrer la main, et que tu ne vois pas d’autres banquiers que lui.

blockchain
Chief Digital Officer
 : c’est lui qui est responsable de la transformation digitale de l’entreprise… Il a eu l’iPhone 7 avant toi, porte des Converses jaunes et il connait une macro secrète sur Excel pour jouer à Pacman. Sinon c’est le cousin de la femme du patron.

Foodtech : mange avec ton smartphone. Avant tu faisais 200 mètres pour aller au restaurant. Ça te faisait faire de l’exercice. Maintenant tu te fais livrer au bureau. Tu vas prendre 10 kilos avant la fin de l’année.

Drone : Oh, un p’tit navion !

Réalité augmentée : la réalité en mieux. A 20 ans tu te contentais d’une bouteille de vodka. A 40, il te faut des trucs plus forts.

réalité augmentée
Paiement sans contact
 : Oulala ! J’ai même pas tapé mon code ! Ça a ne te rendra pas plus riche. Tu te souviens quand on se tapait dans la main à chaque transaction ? Le paiement sans contact c’est un peu comme quand on s’est mis à cracher par terre au lieu de se taper dans la main.

Cloud : tu te fiches de nous ! Le cloud c’était dans le lexique de 2005. Tu te souviens pas ? Tu ne pouvais plus prendre un café avec ton directeur informatique sans qu’il te bassine avec le cloud. Mais évidemment à l’époque t’as fait le malin et t’as rien écouté. Séance de rattrapage : retiens juste qu’avec le cloud tu peux bosser même quand tu es en congés.

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Les banques adorent la blockchain

Selon IBM, l’adoption de la technologie blockchain par les banques est plus rapide que prévu. En 2017, 15 % des banques utiliseront la technologie blockchain. Dans les 3 ans à venir, ce sont 65 % des grandes banques mondiales qui auront initiés des projets blockchain.

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« Si tu comprends comment fonctionne Google Docs, tu peux comprendre comment fonctionne la blockchain »

L’externalisation s’essouffle

Pour les 5 années à venir le marché de l’externalisation des centres de contacts devrait connaître une très légère progression. Selon les analystes d’Ovum le marché mondial passera de 9,3 millions de sièges externalisés à 9,6 d’ici 2020 (+0,5 % par an). En Europe cependant la progression ne devrait pas dépasser + 0,2 % par an. Pour Ovum le marché européen de l’externalisation des services clients n’est plus un marché de conquête, mais largement un marché de renouvellement.

Amazon inverse la courbe

Amazon France va créer 1000 nouveaux emplois en CDI en 2016. Aux 550 emplois déjà crées à ce jour devraient s’ajouter 450 emplois d’ici la fin de l’année. Amazon France comptera 4 000 employés en CDI à fin 2016.

GRDF lance un appel d’offre pour la réalisation de campagnes téléphoniques de fidélisation et de conquêtes clients particuliers. Le marché porte sur 200 000 à 400 000 appels sortants annuels pour un budget estimé de 1,6 M d’euros.

Les Galeries Lafayette rachètent le site de ventes privées BazarChic.

« Si tu comprends comment fonctionne Google Docs, tu peux comprendre comment fonctionne la blockchain ».

C’est le titre d’un article de William Mougayar (auteur de The Business Blockchain). Il explique que la blockchain n’a pas révolutionné les bases des données, mais a révolutionné la manière dont les bases de données sont synchronisées entre elles.

Il prend l’exemple de Google Docs. Avant Google Docs quand on devait partager un document Word chacun faisait ses modifications et corrections de son côté et de façon alternative. Avec Google Docs on peut modifier un même document de façon simultanée et avoir accès à la même version en même temps.

La blockchain c’est pareil. On ne transfère plus, on partage et met à jour en temps réel. Lumineux !

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Qui a dit ça ?

« Un dirigeant de PME, de TPE qui poste une offre d’emploi sur notre site sait qu’il aura des CV dans les vingt minutes, sans démarche administrative, sans papier. Nous réduisons les frottements sur ce marché. On estime que de 50.000 à 100.000 emplois sont pourvus sur Leboncoin tous les mois. »

C’est Antoine Jouteau, le patron du site Leboncoin.

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45 % des assureurs vont disparaître d’ici 2030

45 % des assureurs vont disparaître d’ici 2030…

C’est le cabinet d’audit EY qui fait cette prédiction qualifiée de « hautement probable ». EY met en avant 4 facteurs pour expliquer cette disparition de l’espèce « assureur traditionnel » :

Facteur #1 : l’abaissement des barrières à l’entrée (technologiques, légales…)

Facteur #2 : l’arrivée sur le marché de gros acteurs issus d’autres industries (automobile, distribution…)

Facteur #3 : l’introduction de technologies disruptives par de nouveaux acteurs (blockchain, P2P…).

Le 4ème facteur est un facteur interne : les compagnies qui ne seront pas centrées sur leurs clients seront les premières à disparaître.

EY envisage à côté 2 scénarios extrêmes qualifiés eux de peu ou moyennement probables :

1/ un scénario de consolidation qui verrait les acteurs en places procéder à des mouvements de concentration pour assurer leur croissance. Dans ce cas seuls 30 % des assureurs disparaîtraient.

2/ un scénario de disruption totale où les nouveaux entrants prendraient des parts de marché très fortes en particuliers auprès des clients les plus jeunes. Dans ce cas, ce sont près de 70 % des assureurs qui pourraient disparaître.

assurance disruption

Que l’on se rassure ce scénario catastrophe concerne le marché Suisse de l’assurance. On a failli avoir peur.

(Dying, Surviving or Thriving, Are you ready for disruption in the Swiss insurance market? – EY – juin 2016)

Blockchain : 12 domaines d’application pour demain

La technologie blockchain ne se limitera pas à l’administration de monnaies virtuelles (type Bitcoin). Demain la blockchain pourrait bien être la technologie phare à l’oeuvre dans de nombreux autres domaines. Les analystes de CB Insight en ont recensé 12.

1/ La banque

C’est le domaine le plus évident. Certaines banques sont déjà en train d’expérimenter la blockchain notamment pour les applications de back-office où la technologie pourrait se substituer aux employés.

2/ Les paiements et les transferts d’argent

Permettre des transactions plus rapides, plus fluides et, en principe, plus sûres.

3/ La cybersécurité

La blockchain élimine le « maillon faible » en matière de sécurité informatique : l’homme. Par ailleurs, il est plus difficile pour les cybercriminels de passer inaperçu dans un système ouvert.

4/ L’authentification des diplômes

L’enregistrement sur un registre ouvert des diplômes, sur le même principe qu’un acte notarié.

5/ Le vote

La blockchain peut être une solution de sécurisation du vote en ligne par exemple.

6/ La location ou vente de voitures

Des expériences existent dans ce domaine où les contrats de vente et d’assurance sont produits en ligne sur le principe « clique, signe et conduis ».

7/ L’internet des objets

La blockchain devient le centre d’administration et de communication autonome de nos objets connectés : mise à jour logiciel, correction des bugs, communication avec d’autres objets connectés…

8/ Les contrats intelligents

L’exécution automatisé d’un contrat ou d’une transaction selon des règles définies.

9/ Les prévisions

L’intelligence collective au service de la prédiction.

10/ La musique en ligne

Un streaming plus juste et plus transparent où les musiciens pourraient être payés directement par ceux qui écoutent leur musique.

11/ Le co-voiturage

L’anti Uber ou Blablacar. Les utilisateurs et prestataires sont en relations directement sans intermédiaires et règlent leurs transactions de façon sécurisée.

12/ Le trading en ligne

Les transactions boursières sans intermédiaires.

(Source CB Insights)

Voir aussi :

Le Bitcoin ne devrait pas changer le monde, mais la blockchain pourrait bien s’en charger

Le meilleur graphique pour (à peu près) comprendre la blockchain

Le Bitcoin ne devrait pas changer le monde, mais la blockchain pourrait bien s’en charger

Par David Glance, directeur du Centre for Software PracticeUniversity of Western Australia

Cet article a été publié initialement en anglais sous le titre Bitcoin might not change the world, but the blockchain that makes it work, might, sur le site 

David Glance UWA

Les crypto-monnaies digitales comme le Bitcoin n’ont peut-être pas réussi à évincer les monnaies traditionnelles, mais la technologie qui sous-tend le Bitcoin pourrait bien être à l’origine d’une révolution dans le secteur financier et dans d’autres industries. Cette technologie s’appelle la blockchain.

La blockchain fonctionne comme une base de donnée publique ou un grand livre de compte ouvert, et est la technologie qui enregistre les détails de chaque échange de Bitcoins. Ce qui la rend particulièrement ingénieuse c’est qu’elle est conçue pour empêcher que le même Bitcoin soit comptabilisé en double, et ce sans qu’aucun intermédiaire n’intervienne (comme une banque).

La promesse du blockchain

Même au début du Bitcoin, on imaginait déjà que la blockchain pourrait avoir d’autres utilisations que l’enregistrement des transactions de la crypto-monnaie. Ce que fait la blockchain c’est enregistrer un ensemble de détails comme une date, une signature cryptographique associée à l’expéditeur et tout un ensemble d’autres données spécifiques. Dans le cas du Bitcoin, il s’agit notamment du nombre de bitcoins envoyés, mais ce pourrait être l’empreinte cryptographique numérique, appelée « fonction de hachage », de n’importe quel document électronique.

Une des toutes premières démonstration des potentialités d’une telle utilisation de la technologie blockchain a été faite par Proof of existence, un site web qui permet à un utilisateur de télécharger n’importe quel document et d’enregistrer son empreinte pour toujours dans la blockchain Bitcoin.

Ceci permet de prouver que la personne qui a téléchargé le document avait ce document précis en sa possession à un moment donné. Cela peut aussi être utilisé pour prouver que le document n’a pas été modifié depuis ce temps.

L’accomplissement du blockchain

Proof of existence a été pensé comme une démonstration des potentialités de la technologie blockchain. La startup Stampery a, elle, transformé ce service en une entreprise commerciale qui permet aux autres entreprises « d’affranchir numériquement » n’importe quel document électronique ou email de façon à en établir la propriété et l’intégrité.

Il y a peu de temps, la Securities and Exchange Commission (SEC – l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) a approuvé l’utilisation du blockchain comme registre de propriété d’actions par le site de e-commerce Overstock.com.

Overstock compte utiliser le système technologique de trading alternatif proposé par To.com pour permettre aux gens d’acheter et de vendre des actions. L’attrait de ce système tient au fait qu’il offre un règlement immédiat alors que les sociétés de bourse traditionnelles sont sur un délai de règlement de 3 jours.

Les registres de transactions mis en œuvre par To utilisent une extension de la technologie blockchain pour Bitcoin appelée Colored Coin qui était envisagée à l’origine comme un moyen d’ajouter une fonctionnalité de « contrat intelligent » (smart contract ou exécution automatisée d’un contrat, d’une transaction) au Bitcoin. Un scénario type dans lequel cette fonctionnalité pourrait être utilisé est lorsque quelqu’un envoie des Bitcoins pour acheter une maison par exemple, et où l’argent ne serait libéré que si la vente se réalise effectivement.

Les risques et les défis du blockchain

Bien que dans le cas d’Overstock le formulaire d’enregistrement de la SEC souligne les avantages d’un registre public des transactions réputé sécurisé, il met également l’accent sur des risques potentiels. Un de ces risques est le fait qu’Overstock ait choisi de rendre l’information stockée sur le registre blockchain accessible à tous, de telle sorte que les investisseurs pourraient légitiment s’inquiéter de la confidentialité de leurs participations.

Toutefois, le risque principal est un problème commun à toutes les applications blockchain, Bitcoin compris. En réalité on ne sait pas encore exactement à quel point le système est sécurisé et s’il existe des failles qui pourraient être exploitées par des hackers.

Un problème potentiel autour du blockchain tient au fait qu’à ce jour de nombreux projets ont été mis en œuvre, tous fondés sur des approches technologiques différentes. IBM, JP Morgan, Intel et un ensemble d’autres entreprises viennent juste de lancer « l’Open Ledger Project ». Open Ledger n’utilise pas la blockchain du Bitcoin, mais met en œuvre un schéma différent qui est plus adapté à des entreprises qui souhaitent restreindre l’accès au réseau blockchain.

Il ne fait aucun doute que les concepts derrière la blockchain sont ingénieux et qu’ils ont été décisifs pour permettre à une monnaie digitale comme le Bitcoin de fonctionner avec quasiment les mêmes caractéristiques que celles des monnaies du monde réel. Néanmoins, quand la technologie blockchain est utilisée pour d’autres applications, il n’est absolument pas évident qu’elle puisse faire autre chose que ce qui pourrait en réalité être accompli avec d’autres technologies plus conventionnelles.

Les aspects sociaux sont plus complexes que les aspects technologiques

Ce n’est pas la technologie qui empêche que les titres boursiers soient réglés instantanément. Ce sont les autorités de régulation qui s’y opposent et les problématiques auxquelles elles sont confrontées avec ce type de règlement sont d’ordre sociaux et légaux, et pas du tout technologiques.

Dans la frénésie générale qui entoure les entreprises qui travaillent sur des produits blockchain, les vrais défis auxquels doivent faire face les usages de ces produits sont souvent passés sous silence, au profit d’un objectif principal qui est de se débarrasser des intermédiaires, mais sans nécessairement remettre en perspective les aspects positifs que ces intermédiaires ont pu en réalité apporter.

Il est néanmoins inévitable que la technologie blockchain devienne d’ici peu une technologie dominante. L’attention qui est portée à cette technologie prouve qu’elle dispose du potentiel pour permettre le développement d’applications capables d’apporter de nouvelles solutions à de vieilles problématiques. Ce sont les défis sociaux, légaux et financiers que ces changements vont faire émerger qui pourraient s’avérer les problèmes les plus difficiles à résoudre.

Traduction ContactDistance

Notes sur la traduction :

Nous avons choisi de conserver le mot anglais blockchain plutôt que l’expression française chaîne de blocs et considéré que le mot était féminin comme il est d’usage par ailleurs. Ainsi nous écrivons la blockchain. On parlera à certains endroits également du blockchain comme raccourci de la technologie blockchain.

The Conversation

On a mis 2 ans à comprendre le big data, on va en mettre 10 pour le blockchain

Blockchain est selon la rumeur le nouveau mot à la mode qui devrait faire le buzz en 2016. Mais attention… on a mis 2 ans à comprendre le big data, on va en mettre 10 pour le blockchain.

Comme ici on aime vivre dangereusement, on s’essaye à une définition. On espère ne pas tomber trop loin de la vérité.

Ce qu’on a retenu en gros c’est qu’il s’agit d’une technologie informatique hyper-distribuée et décentralisée. Elle offre ainsi en chacun de ses points une transparence forte et un accès optimal à l’information pour chaque utilisateur.

C’est donc un système basé sur la confiance dont la fiabilité est garantie par des algorithmes puissants qui vérifient les informations en temps réels.

Les principales applications concernent les domaines monétaires et financiers et notamment les monnaies virtuelles type bitcoin.

Vous n’aviez plus confiance dans votre banquier, vous allez maintenant croire ses algorithmes.