La durée de vie d’un article en ligne (ou la gloire ne dure que 24 heure)

N’imaginez pas écrire pour la postérité si vous écrivez sur le web. Un article publié en ligne (sur un site internet, un blog…) connait son pic de trafic le jour de sa publication et ce dans 74 % des cas. Une semaine après la publication, le nombre de consultations de l’article chute en moyenne de 90 % !

1 semaine après avoir été publié, le nombre de consultations d’un article chute en moyenne de 90 % !

Ça veut dire quoi ?

1/ Que le web est un média de l’instant

2/ Que le long terme sur le web c’est de l’ordre de 48 h (à peine !)

3/ Qu’il faut s’efforcer de promouvoir de façon régulière les anciens articles (sur les réseaux sociaux ou les remettre en avant sur le site…) et qu’il ne faut pas compter sur le référencement naturel pour faire le boulot à votre place.

Ou à l’inverse :

On joue sur ce côté éphémère, on partage des moments, des petits instants, des secondes d’inspiration. C’est au passage ce qui fait le succès des réseaux sociaux.

trafic article boost the news

On restera néanmoins prudent sur ces chiffres qui portent sur un échantillon assez réduit (30 articles suivis pendant 4 mois par Boost the News )

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Le marketing de contenu en 1 phrase : « il était une fois… »

Raconter des histoires… À l’heure des stratégies de contenus, raconter de belles histoires doit être une des activités principales des professionnels du marketing. Des histoires, pas des bobards.

Ces histoires doivent être :

1/ authentiques

2/ pertinentes

3/ concrètes

Où trouver des histoires à raconter ?

Demandez aux employés ! Ils ont plein d’expériences à raconter… des expériences qui ont rendu des clients heureux, qui ont fait avancé l’entreprise, qui ont résolu des problèmes…

Mais ils ne savent pas toujours raconter ces expériences.

Le rôle du marketing est donc :

1/ de trouver les employés qui ont des histoires à raconter

2/ de leur poser les bonnes questions pour faire surgir les bonnes histoires

3/ de documenter, contextualiser, écrire et publier ces histoires

(D’après Bernie Borges, fondateur de l’agence Find and Convert)

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De quoi les entreprises ont-elles le plus peur pour 2016 ?

Allianz a demandé à 800 entreprises et experts en sécurité dans 44 pays quels étaient les risques qu’ils redoutaient le plus pour 2016. Globalement c’est le risque d’interruption d’activité qui arrive en tête. En France les préoccupations et le classement sont différents. Au pays de l’élégance on s’inquiète d’abord de sa réputation.

Les principaux risques pour les entreprises en 2016 :

Le classement mondial

1/  L’interruption d’activité  : 38 % des citations

2/ La croissance des marchés (stagnation, volatilité et intensification de la compétition) : 34 % des citations

3/ La cybercriminalité : 28 % des citations

4/ Les catastrophes naturelles : 24 % des citations

5/ Les changements législatifs et réglementaires : 24 % des citations

Le classement français

1/ La perte de réputation ou de dépréciation de la valeur de la marque : 42 % des citations

2/  L’interruption d’activité  : 37 % des citations

3/ La cybercriminalité : 32 % des citations

4/ Les problèmes de qualité et de défauts en série : 26 % des citations

5/ La croissance des marchés (stagnation, volatilité et intensification de la compétition) : 21 % des citations

 

Les risques les plus redoutées par les entreprises dans le monde

Allianz risques entreprises

(Allianz)

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Transformation numérique : le parcours de 2 entreprises françaises emblématiques

Salesforces avait réuni ce mardi dans ses locaux à Paris, deux de ses clients venus témoigner de l’impact du numérique sur leur modèle économique. Deux entreprises emblématiques, connues de tous, Gault et Millau et Edenred (l’inventeur du Ticket Restaurant en 1962). Il s’agissait pour ces deux entreprises d’expliquer comment elles avaient conduit leur transformation pour s’adapter aux nouveaux enjeux de la révolution numérique.

Edenred : du titre papier à la carte de paiement

Julien Tanguy EdenredEn avril 2014 un décret instaure la dématérialisation des titres restaurants. Pour Edenred qui a souhaité accompagner cette dématérialisation en France, cela va être une véritable révolution.

Même si près de 2 ans après le titre dématérialisé ne concerne que 140 000 personnes (10 % des clients de l’entreprise), la carte de paiement dématérialisé a transformé le métier, selon Julien Tanguy, le directeur général adjoint Finance et Opérations de Edenred. « Jusqu’en 2014 on ne connaissait pas les porteurs de nos titres », explique-t-il. Il a ainsi fallu créer des outils spécifiques pour gérer directement les bénéficiaires (et plus seulement les entreprises clientes) et développer des applications pour permettre aux utilisateurs de gérer leurs cartes.

Edenred passe alors d’un modèle BtoB (où l’interlocuteur unique est le dirigeant de l’entreprise cliente ou son DRH) à un modèle BtoBtoC où chaque bénéficiaire du titre dématérialisé devient un client direct.

« Cette évolution est aussi une formidable opportunité pour développer du business avec le bénéficiaire et les restaurateurs », souligne Julien Tanguy. L’entreprise peut en effet pousser de l’information, des publicités et des réductions personnalisées aux bénéficiaires.

Enfin, cette transformation a impacté également le service client. « Avant 2014 les bénéficiaires n’appelaient jamais. » Il a donc fallu revoir l’organisation et le dimensionnement du centre d’appels pour traiter de nouveaux flux.

Gault & Millau : du guide papier à l’agence de notation du goût

Côme de Cherisey Gault & MillauEn 1972 Gault et Millau publie son premier guide gastronomique. Un guide papier qui rassemble les évaluations des restaurants réalisées par des testeurs indépendants et anonymes. Gault et Millau est alors un éditeur à succès. Jusqu’à ce que, il y a une dizaine d’années, les ventes commencent à s’effondrer en librairie, « de 10 à 15 % par an », précise Côme de Cherisey, le directeur général de Gault & Millau. « Il a fallu complètement réinventer notre métier ». C’était ça ou disparaître.

« Nous sommes partis de notre capacité à noter pour nous transformer en une agence de notation du goût », explique Côme de Cherisey, « nous sommes devenu une marque et non plus un média ».

Le métier de Gault & Millau est aujourd’hui d’être ce tiers de confiance qui va évaluer des artisans et tout ce qui peut se trouver sur la table d’un restaurant, mais également dans les rayons d’un supermarché (produits de la grande distribution approuvés par G&M).

En terme d’organisation il s’agit désormais de gérer des bases de données constituées de flux entrants (les enquêtes des professionnels et les avis clients) et des flux sortants (la distribution des données en ligne).

Et de fait, en 2015, le papier ne représente plus que 20 % du chiffre d’affaires de l’entreprise et est voué à disparaître.