Facebook est-il un danger pour les marques ?

Facebook vient d’annoncer qu’il avait accentué son programme de « purge » des contenus inappropriés sur le réseau. Violence, nudité, drogue, terrorisme… ce sont désormais des millions de contenus qui sont retirés du réseau de façon proactive ou après signalement.

Par ailleurs, rien que sur le premier trimestre 2019, Facebook a supprimé 2,2 milliards de faux comptes. C’est l’équivalent du nombre d’utilisateurs actifs sur le réseaux !

L’objectif de cette grande purge est de rendre l’environnement Facebookien plus sain et plus sûr, à la fois pour ses utilisateurs quotidiens, mais aussi pour ses annonceurs, la publicité étant la principale source de revenue du réseau.

En réalité, le bruit fait autour de la misérable qualité des contenus sur Facebook n’a pas empêché les marques de continuer à dépenser à flux continu leurs budgets publicitaires sur le réseau. Il n’est qu’à voir les derniers résultats publiés par Facebook.

Selon Ana Milicevic de l’agence conseil en publicité digitale Sparrow Advisers, en agissant ainsi « le message que les marques envoient au marché est que la qualité du contenu n’est pas leur principale préoccupation. » (The Drum)

Renee Murphy, analyste chez Forrester, va plus loin (toujours dans The Drum). Pour Murphy le véritable risque sur Facebook pour les marque n’est pas seulement au niveau de leur communication publicitaire.

Il met en garde les marques : « Facebook peut être un espace d’agression pour les marques ». Il explique que « Les marques courent les mêmes risques sur Facebook que les gouvernements et les démocraties. Que font-elles pour se protéger du risque ? La seule façon efficace de limiter ce risque est d’arrêter d’utiliser la plateforme comme un mécanisme de promotion et de gestion d’image de marque. »

Murphy conclut sa plaidoirie contre Facebook en disant qu’en définitive c’est « le manque d’éthique et le manque de compréhension de leur rôle dans la société qui pousseront les gens à ne plus faire confiance à cette plateforme. » Puis d’ajouter que « une grande partie de ce qu’ils font est une boîte noire, y compris au niveau de l’efficacité de la publicité. »