e-commerce, m-commerce, s-commerce… Les nouvelles lettres du commerce

Par Franck Mayans (@contactdistance)

Au commencement il n’y avait rien… Je veux dire devant le mot commerce. Ah, si, il y avait bien le « petit commerce », c’est à peu près tout. Mais vous avouerez que « petit commerce », ce n’est pas ce qu’on fait de plus glamour. Et puis est arrivé le commerce en ligne, le e-commerce et avec lui tout un tas de dérivés qui s’étaient choisis une nouvelle lettre introductive pour se singulariser : m-commerce, s-commerce…

On a voulu voir si on pouvait en trouver d’autres encore du commerce avec des lettres devant. Des lettres qu’on ne soupçonnait même pas, ou encore des lettres qui ne savaient pas qu’elles pouvaient être attachées au commerce.

Revenons un instant sur le mot pionnier de la lettre à particule : le e-commerce. On voit bien de quoi on parle, de commerce en ligne, de vente par internet… Le mot est à ce point entrée dans le langage courant qu’on en viendrait presque à se demander ce que signifie ce « e » introductif.

E-commerce

Electronique ? C’est ça le « e » de e-commerce ? Déception ! Alors que le e-commerce est par sa construction et sa signification signe de modernité et de nouvelle économie, électronique semble tellement désuet, vestige d’un temps passé, celui du transistor, de la bobine, du condensateur, du tournevis et du fer à souder.

On aurait pu imaginer parler plutôt de d-commerce, pour commerce digital, ou n-commerce pour commerce numérique ou tout simplement l-commerce pour commerce en ligne. Trop tard, le mal est fait ! Gardons notre e-commerce.

M-commerce

Heureusement m-commerce est arrivé. Le commerce en ligne mobile. Avec le « m » de mobile on est dans le moderne, pas de doute. Le « m » pourrait même signifier « main » pour le commerce au creux de la main concentré dans un smartphone.

S-commerce

On parle aussi désormais de s-commerce, pour social commerce. Le social ce sont les plateformes et les réseaux sociaux. On entre de plain-pied dans la modernité. Sur Instagram, Pinterest ou Snapchat, jamais personne n’a prononcé le mot électronique pour parler de commerce, surtout s’il s’agit de craquer sur cette magnifique petite robe noire que porte cette influenceuse mode que l’on adore.

V-commerce

Et la suite ? La suite ça devrait être le v-commerce, le commerce vocal, celui associé aux enceintes vocales et aux assistants intelligents. L’influenceuse mode va devoir apprendre à parler. Un peu comme lorsqu’on est passé du cinéma muet au cinéma parlant.

R-commerce

Autre innovation commerciale envisageable, le r-commerce, le commerce en réalité augmentée (ou virtuelle). On se désintègre. Sans les mains, sans la voix… le commerce c’est nous. Plus d’intermédiaire. On s’incorpore, on s’amalgame, on se fond dans les rayons.

I-commerce

Enfin, le sommet de la dématérialisation commerciale, le i-commerce. Retour aux sources, il se prononce comme son ancêtre le e-commerce, mais rien à voir. Là, c’est le commerce intelligent. Le règne de l’intelligence artificielle pour les transactions. Le commerce automatisé. Et même plus que ça, le i-commerce c’est le commerce de machine à machine. L’homme est libéré des courses, qu’elles soient en ligne ou en magasin. L’intelligence artificielle sait quand il faut racheter du beurre, quelle chaussure vous plaira à coup sûr, qu’il vous faut manger plus de légumes et même quel livre vous devez lire…

Peut-être en viendra-t-on, dans un dernier élan d’humanité, à créer des intelligences artificielles programmées pour céder à des achats d’impulsion ou avoir envie de faire une sortie shopping avec des copines et des copains (artificiels).

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