Tous ce que vous avez toujours voulu savoir sur la blockchain (et que vous auriez mieux fait de ne pas demander)


Avouez-le, si on vous demandait de définir la blockchain, vous seriez bien embêté. Bon, peut-être pas vous, mais moi c’est certain. D’abord je ne suis même sûr qu’on dise LA blockchain. peut-être qu’on doit dire, la technologie blockchain ? Alors évidemment, pour ne pas passer pour un total ignare, comme tout le monde je suis voir ce qu’on disait de la blockchain sur Wikipédia.

Voici les premières lignes de l’entrée Blockchain dans la fameuse encyclopédie en ligne :

Une blockchain, ou chaîne de blocs, est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle.

C’est tout de suite plus clair. On se représente bien le truc… Vous oui ? Moi non. « Une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle », ça pourrait tout aussi bien être la définition du bouche-à-oreilles ou d’une clé USB.

Je ne suis même pas persuadé que ça soit totalement clair dans la tête des experts qui utilisent le mot à longueur de journée.

Il y a pleins de mots comme ça dans l’histoire des technologies numériques. Si on regarde un peu en arrière, les plus vieux d’entre nous se souviendront des mots, Client-serveur, téléphonie sur IP, communications unifiées, Wan, Lan…

L’architecture client-serveur m’a toujours fait salivé par son analogie avec le secteur de la restauration (le serveur qui vient apporter sa commande au client). Et puis ces mots, ces expressions ce sont lentement évaaporées du langage même spécialisé. Les technologies elles n’ont pas forcément disparu. Juste les mots.

Plus récemment (quelques années quand même) on a aussi vu arriver le mot Cloud.

Longtemps j’ai eu un mal fou à me représenter ce que pouvait bien être Le cloud. Ça faisait vraiment rêvé le cloud computing, qu’on traduisait avec beaucoup de poésie par « l’informatique dans les nuages ».  J’ai donc fantasmé jusqu’à ce que je lise cette définition, je pense qu’elle est du gourou et militant du logiciel libre, Richard Stallman, selon qui le cloud est un piège, c’est « juste l’ordinateur de quelqu’un d’autre ! ».

Là c’est concret ! On oublie les nuages. Mes données ne sont pas dans les nuages, elles sont sur les serveurs d’un prestataire spécialisé (qui s’appelle sûrement Amazon, Microsoft ou Google).

Aujourd’hui la poésie des nuages a été remplacée par celle de l’intelligence artificielle, du machine learning ou mieux encore, du deep learning.

Le marketing digital nous a aussi offert le display, le programmatique…

Mais le mot du 21e siècle le plus puissant, le plus « jupitérien », celui qui dépasse les nuages pour atteindre le divin, reste selon moi, le mot OMNICANAL. Là où client-serveur me faisait penser à la restauration, le cloud à un nuage, l’omnicanal, sera dans mon imaginaire un monstre insaisissable, invisible, omniscient… et inconcevable.

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