« Nous sommes entrés dans l’ère du client », Alexandre Dayon, Salesforce

Le Salesforce World Tour a posé ce matin son nuage/cloud à Paris. C’était la 9ème édition française de la conférence technologique du géant américain du CRM et des solutions de gestion de la relation client.

Salesforce World Tour Paris 2016

Salesforce revendiquait ce matin plus de 10 000 inscrits à l’événement. Clients et futurs (?) clients se pressaient Porte de Versailles pour découvrir, d’une part, l’écosystème qui gravite autour de Salesforce (du petit éditeur français jusqu’à Microsoft) et, d’autre part, écouter les messages des dirigeants de l’entreprise et les témoignages de leurs clients.

Entre les deux, le groupe d’électro français The Shoes, électrifiait (un peu) la salle.

Salesforce The Shoes

Un nouveau data center en France

La charge cette année de vraiment électrifier l’assemblée revenait en grande partie à Alexandre Dayon, le président produits de Salesforce. Alex, pour les intimes, étant diplômé de l’Ecole Supérieure d’Electricité, la tâche ne s’avéra pas insurmontable.

Parker Harris, le cofondateur de Salesforce avec Marc Benioff, fit une courte apparition pour rappeler combien le marché français était important pour Salesforce.

Salesforce Parker Harris

Parker Harris

A l’appui, Parker Harris inaugurait de façon symbolique le nouveau centre de données Salesforce sur le territoire français.

Mais le message principal de l’éditeur aux Français ce matin était, et ce paradoxalement pour un géant technologique, que le changement le plus disruptif en cours n’était pas technologique, mais humain.

« Nos clients se fichent des données ! »

« Nous sommes entrés dans l’ère du client ! », décrétait Alexandre Dayon. La capacité de stockage infinie du cloud, expliquait-il, ouvre nécessairement l’ère des données intelligentes.

Salesforce Alexandre Dayon

Alexandre Dayon

Mais alors, demandait-on un peu plus tard à Alexandre Dayon, on est entré dans l’ère du client ou dans l’ère des données ? 

« Nous sommes bien dans l’ère du client, mais dans cette ère ce sont les données qui sont le bien le plus précieux », nous répondait Alexandre Dayon. Avant d’ajouter, « mais en réalité nos clients se fichent des données ! ».

« Le problème ce n’est pas la technologie. Ce qu’on demande à nos clients, c’est que voulez-vous faire avec vos données ? », précisait-il. « Tout notre travail consiste à abstraire nos clients de la complexité. Les données sont un moyen, pas une fin en soi » et de conclure, « le but ultime c’est le client ».