10 % des plus grosses entreprises américaines ont mis fin aux entretiens d’évaluation annuels

L’entretien d’évaluation annuel est-il une pratique du passée ? 10 % des plus grosses entreprises américaines (parmi lesquelles on peut citer Accenture, Adobe ou Gap) y auraient déjà renoncé.

Et dernièrement, c’est General Electric, la 2e plus grosse entreprise américaine, qui annonce qu’elle souhaite mettre fin aux entretiens annuels pour initier d’autres pratiques : des entretiens plus fréquents, des rencontres moins formelles… Mais surtout l’abandon de tout dispositif de notation des performances.

Pour GE  c’est une véritable révolution culturelle. GE était l’exemple même des pratiques d’évaluation agressives et inhumaines. Et suivies de conséquences. Le salarié qui sortait de l’entretien avec une mauvaise évaluation ne faisait pas long feu.

L’entreprise reconnait que l’entretien d’évaluation n’a plus sa place dans le monde d’aujourd’hui. Les jeunes générations, parce qu’elles vivent cela tous les jours sur internet et sur les réseaux sociaux, ont besoin de retours immédiats et quotidiens. Plus personne n’est prêt à attendre un an pour savoir si il va dans la bonne direction.

Il y a aussi des raisons économiques. L’entretien d’évaluation annuel est une pratique lourde extrêmement consommatrice en temps pour les managers.

Chez GE on teste actuellement différentes approches sur des petits groupes : l’absence de notation d’un côté et le suivi individuel fondé sur la remontée, le partage et l’analyses de données objectives et régulières. C’est l’extension du domaine des big data aux ressources humaines.

Au final, la question à se poser est de savoir si des données (prétendument objectives) sont moins violentes qu’un petit chef acariâtre ?

(Source : The Washington Post)