Drahi donne une grosse fessée à SFR

« Si malaise il y a, ce n’est pas nous qui l’avons créé, mais nos prédécesseurs. SFR était devenue une vraie fille à papa, qui dépensait sans compter, et laissait la maison mère [Vivendi] régler les factures à la fin du mois. Le papa a changé, et ma fille ne fait pas comme ça. »

Patrick Drahi, président d’Altice (Numericable-SFR), de plaisante humeur, auditionné mercredi 27 mai 2015 par l’Assemblée nationale par des députés « impatients de connaître la stratégie du nouveau magnat des télécoms (et de la presse) ».

Patrick Drahi

Sur les rapports avec les sous-traitants, Patrick Drahi parle de sous-traitants responsabilisés et autonomes sur les missions qui leurs sont confiées avec d’abord des objectifs de résultats (« Tu fais comme tu veux, mais il faut que ça marche »), plutôt que des objectifs de moyens.

Sur le cas spécifiques des centres de contacts, le temps des bataillons de téléconseillers est révolu, pour Patrick Drahi. Les métiers de la relation client évoluent et le client se rend d’abord sur internet avant de décrocher son téléphone. On ne pressure donc pas les prestataires chez Numericable-SFR, on les aide à trouver de nouveaux moyens d’organisation et de gestion des interactions.

Le message va être difficile à faire passer !

Il est possible de visionner l’audition complète (jusqu’en avril 2016) sur le site de l’Assemblée nationale. Un Patrick Drahi loin de la caricature que l’on peut faire de lui habituellement.

Patrick Drahi