On ne plaisante pas avec les réseaux sociaux

Et si l’entreprise arrêtait de prendre les réseaux sociaux à la légère ?

Les réseaux sociaux ne sont pas des jeux d’enfants ! Voilà ce que nous dit en substance Michael Maoz (analyste chez Gartner) dans un article qui vient de paraître sur son blog (les médias sociaux sont aussi importants pour votre entreprise que les stratégies de vente et la logistique).

Vu de loin, Twitter et Facebook ne peuvent sembler qu’un flot infini de bavardages inutiles, sans intérêt pour l’entreprise. La tentation est alors grande de sous estimer la valeur des informations qui se déversent, seconde après seconde, sur les réseaux sociaux. Grave erreur, selon Michael Maoz ! Lorsque le client prend le contrôle de la discussion, il devient dangereux pour l’entreprise de se désengager ou de sous-estimer le chemin à parcourir pour reprendre le contrôle.

Puisque c’est de cela qu’il s’agit ; si ce n’est d’une reprise de contrôle totale (désormais impossible) au moins de canaliser et d’évaluer le bruit ambiant. Car c’est à l’entreprise que revient la responsabilité « de mettre en forme » la discussion, nous dit Maoz.

A qui confier cette tache ? A un jeune gars à qui l’on donnerait les clés de l’entreprise parce qu’il est né dans les réseaux sociaux ? A des prestataires auto-proclamés experts en réseaux sociaux ?

Pour Maoz, c’est un engagement de toute l’entreprise mais aussi, bien sûr, de spécialistes. La grande force de l’information qui s’échappe des réseaux sociaux est qu’elle touche le coeur de l’entreprise ; que les interactions clients-entreprises qui naissent vont permettre non seulement d’améliorer la communication de l’entreprise mais également ses produits ou services (en corrigeant ou en prévenant des défaillances…).

Et ça, conclut Michael Maoz, ce ne sont pas des jeux d’enfants.