Les 3 chantiers Très Haut Débit du gouvernement

La France numérique sera Très Haut Débit ou ne sera pas. Cette phrase , même s’il ne l’a pas prononcée, résume le discours que le ministre de l’économie numérique a tenu à l’occasion des assises du très haut débit le 9 juin dernier. « Le très haut débit est une composante fondamentale de notre politique numérique » a martelé Éric Besson.

Objectif : 100 % de la population couverte en très haut débit fixe d’ici 2025. La route risque d’être longue.

Le seuil des 500 000 abonnés au très haut débit vient à peine d’être franchi au premier trimestre 2011 et seuls 25 % des foyers français sont actuellement éligibles au très haut débit. Qu’à cela ne tienne, le ministre sait aussi se faire menaçant à l’encontre des opérateurs qui ne tiendraient pas leurs engagements : « Je n’accepterai pas que les initiatives des collectivités soient durablement bloquées par des promesses de déploiements non tenues« .

Pour Éric Besson, le très haut débit pour tous et partout passe ainsi par 3 chantiers prioritaires :

– La migration vers le nouveau protocole Internet IPv6, un préalable à tout nouveau développement étant entendu que le système d’adressage IPv4 est aujourd’hui saturé. Le ministre en a profité pour revenir sur la journée IPv6 (IPv6 Jump Day) qui s’était déroulée la veille et dont l’objectif était de tester, en situation réelle et au niveau mondiale, le passage au nouveau protocole. Eric Besson soulignait, à ce propos, « l’insuffisante préparation » des acteurs français, rompant ainsi avec le satisfécit général qui avait succédé à cette journée.

– Le très haut débit généralisé passera nécessairement par la mobilité. Concrètement, il s’agit des licences de téléphonie mobile de quatrième génération qui permettront une multiplication par 50 du débit de l’Internet mobile.

La fibre optique est, enfin, le troisième pilier sur lequel reposera la France très haut débit. Le ministre a encore rappelé leurs engagements aux opérateurs : « couvrir 57 % de la population en fibre optique dans les dix prochaines années. »

Éric Besson a conclu son discours sur une ambition optimiste et, espérons-le, réaliste : « Nous voulons que la France soit l’un des leaders mondiaux de l’économie numérique. »