Le Label de Responsabilité Sociale se dote d’un nouveau président et de nouvelles règles de fonctionnement

FabriceAndreOrange«Notre ambition est que le Label devienne incontournable, que tout centre interne, tout donneur dʼordre ou prestataire considèrent comme essentiel dʼêtre labellisé». Les premiers mots de Fabrice André, nouveau président de l’ALRS (association pour la promotion et le développement du Label de Responsabilité Sociale), donnent le ton. Dans « incontournable », il semble bien que chacun entende également « incontestable ». L’association se dote, en effet, de nouvelles règles de fonctionnement avec une ouverture, pourrait-on dire s’il s’agissait de politique (?), à « la société civile ».

Premier acte d’ouverture, la création d’un comité scientifique et évolution du référentiel d’audit. Organe indépendant du comité de labellisation et des cabinets d’audit, il aura pour mission « de veiller à la pertinence des critères dʼattribution du Label de Responsabilité Sociale, leur opposabilité, leur actualisation notamment en regard des évolutions législatives, jurisprudentielles ». Le comité devra également veiller à l’éthique du processus de labellisation.

Il devrait être composé, d’un représentant de la médecine du travail, d’un représentant de la DGEFP (Délégation Générale à lʼEmploi et la Formation Professionnelle), d’un expert de lʼANDRH (Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines) et d’experts en droit social.

La médecine du travail associée au label

Deuxième acte, le comité de labellisation, l’organe qui in fine décide de l’octroi ou non du Label de Responsabilité Sociale, accueille 2 nouveaux membres : un médecin du travail et un représentant de lʼAssociation Nationale des Directions de Ressources Humaines.

Quant au conseil d’administration de l’association, il passe de 4 à 7 membres, composé de représentants d’Orange, Canal+, EDF et des 2 principales organisations professionnelles du secteur de la relation client, l’AFRC (association française de la relation client) et le SP2C (syndicat des professionnels des centres de contacts). La présidence de l’ALRS échoit à Fabrice André (photo), le directeur de la relation client dʼOrange, qui succède à Thierry Chamouton, le directeur de la relation client de Canal+.

Le Certificat, nouvelle étape de la labellisation

Enfin, dernier acte, un acte de clarification serait-on tenté de dire, avec la définition du « Certificat de Responsabilité Sociale », distinction apparue il y a quelques mois et décernée, d’une façon qui sembla taillée sur mesure à certains, à Teleperformance.

Le certificat est donc, si tant est que la définition soit éclairante, « un dispositif complémentaire au Label pour conforter lʼengagement des entreprises de la Relation Client dans les procédures de lʼALRS ». Il concerne les groupes constitués de filiales labellisées et non labellisées. C’est, peut-on dire, une étape intermédiaire et dynamique vers le label. Il s’agit de tenir compte des mouvements de création, fusion, rachat d’un secteur qui en a connu plus d’un en 2009 et devrait en connaître de nouveaux en 2010.

Le Label de Responsabilité Sociale semble donc s’inscrire dans le mouvement : celui de l’environnement social et législatif, avec la création d’un comité scientifique, et celui de l’environnement économique, avec le Certificat.

Et parce qu’il s’agit d’une initiative qui depuis son origine fait parler d’elle, ajoutons le mouvement de la critique, constructive ou non, que ces évolutions continuerons d’alimenter.