Les ambitions de la Colombie dans l’industrie des centres de contacts

Les centres de contacts ne sont pas la première image qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque la Colombie. Et pourtant, le secteur a généré 55 000 nouveaux emplois en 2008 et fait l’objet d’une attention toute particulière de l’État Colombien qui entend faire du pays la destination offshore privilégiée des centres d’appels nord-américains.

Ambition affichée par le ministre colombien du commerce et de l’industrie, Luis Guillermo Plata, 600 000 emplois dans le secteur des centres de contacts à l’horizon de 2032 (le pays compte 45 millions d’habitants). Promoteur d’une économie moderne pour la Colombie, le ministre Plata, ancien consultant chez McKinsey et entrepreneur à succès, est à l’image de cette ambition.

A l’appui de son plan de développement, la Colombie met en avant une infrastructure moderne de télécommunications et des coûts de production comparables à ses concurrents. En matière de concurrence internationale, l’Inde semblant être le pays à surpasser, la Colombie parie, en plus, sur sa proximité géographique avec les États-Unis.

Le principal handicap du pays pointé par le ministre Plata est le nombre aujourd’hui insuffisant de personnel bilingue.

Le pays s’est donné 20 ans pour, combler ses retards, surpasser ses handicaps et devenir une des principales place offshore pour les États-Unis et l’Europe (Espagne). Reste que, sans aller jusqu’en Inde, sur le continent sud-américain la Colombie compte déjà de sérieux concurrents, notamment le géant brésilien.