La migration des étudiants d’Afrique francophone attirés par le « miracle » des centres d’appels marocains

C’est un article de l’agence de presse africaine Syfia (et publié sur infoplusgabon.com), intitulé « Maroc : les centres d’appels constituent des pièges pour étudiants subsahariens« , qui décrit l’attraction, parfois néfaste, des centres d’appels marocains sur la jeunesse des pays de l’Afrique francophone.

Ils viennent de Côte d’Ivoire, du Benin, de la Guinée, du Sénégal; ils sont venus au Maroc pour poursuivre leurs études; mais c’est plus surement la possibilité de trouver un emploi dans un des nombreux centres d’appels du pays qui a guidé leurs pas jusqu’ici.

Si les salaires proposés (250 à 350 euros) sont supérieurs au salaire moyen marocain, leur situation reste précaire : pas de contrat de travail, ils travaillent, nous dit l’article, la plupart du temps au noir. En effet, les conditions d’emploi d’un étranger sont relativement contraignantes au Maroc, et certains employeurs préfèrent passer outre ces contraintes.

Comme partout ailleurs, il est difficile de concilier étude et travail; et un grand nombre d’étudiants abandonnent leurs études en cours de route.

Peu d’élus, mais certains réussissent mieux : l’article prend en exemple ce jeune ivoirien chef d’équipe dans un centre d’appels et qui gagne entre 700 et 1000 euros (la salaire d’un ingénieur d’Etat au Maroc).

Mais tous, quelque soit leur situation, semblent faire du Maroc l’eldorado économique des années à venir.