Surtaxation des appels : l’UFC-Que Choisir dénonce « le scandaleux lobby des professionnels »

Dans un communiqué titré « Qui peut croire que le plan de relance de la France passe par la relance de la surtaxation des hotlines ?« , l’organisation de consommateurs UFC-Que Choisir s’indigne des manœuvres qui visent à remettre en cause la « non surtaxation des appels des consommateurs vers les hotlines » (établie par la loi depuis le 1er janvier 2009).

Pour l’UFC-Que Choisir, la gratuité des appels vers les services clients est une évidence : « il appartient aux professionnels d’assumer les conséquences chaque fois qu’ils ne fournissent pas le service attendu et payé par leurs clients. Dans ce cadre, les consommateurs n’ont pas à être surtaxés, comme s’il s’agissait d’un service supplémentaire, lorsqu’ils contactent le service réclamation pour obtenir la bonne exécution de leur contrat« .

L’association de consommateurs dénonce le « lobbying acharné des professionnels » qui s’entêtent à nier l’évidence ! En effet, malgré la fermeté du gouvernement et les fins de non-recevoir, les opposants à la loi ont eu plus de chance avec les parlementaires. Le Sénat étudiait hier un amendement qui visait à autoriser la surtaxation des appels jusqu’au 31 décembre 2010 « dans le cas où le centre d’appels qui le traite est implanté sur le territoire de l’Union Européenne« .

« A cours d’arguments, les professionnels avancent donc la menace – tarte à la crème – des délocalisations« , estime l’UFC et ajoute : « Ce chantage à l’emploi ne peut convaincre (…) Les entreprises n’ont attendu ni la suppression de la surtaxation ni la crise économique pour délocaliser massivement leur hotline.«